dimanche 27 janvier 2008

Plus d'insomnies

Enfin espérons-le, en tout cas. Cette nuit a été courte, et même couché à 6h le sommeil a été dur à trouver, la quiétude n'ayant été retrouvée que cet après-midi après des vérifs fastidieuses sue le taf que j'ai pu produire hier. Ce soir je vais bien dormir, je pense.

Bilan : Positif, je pense. Y'a eu du monde (pas complet mais bien rempli), la musique était bonne, les gens semblaient contents de leur soirée, à partir de là, on peut penser que la soirée était une réussite. Les bilans plus complets nous le confirmeront ou l'infirmeront, mais on peut d'ores et déja affirmer que hier, c'était la chouille. Enfin pas pour moi, j'ai du voir 30 minutes de live en tout dans ma soirée, enfin j'me plains pas, j'ai fait plein de trucs intéressants, et j'ai pu voir MKL détruire les enceintes à coups de BPM, que demande le peuple. J'ai raccompagné Arnaud Rebotini et les Donovan à leur Hôtel près de la gare avec ma caisse, bavettes qui touchent, portes qui ferment mal à cause du froid, ils ont du apprécier. Qu'importe, c'est fait, eux aussi semblaient satisfaits, c'est l'essentiel. Bon, demain c'est lundi.

Merci à ceux qui sont venus ;)

Missill - Comic Strip Soundtrack :







vendredi 25 janvier 2008

Insomnies

Manquait plus que ça, tiens. Avec les journées aussi denses qu'interminables et bordéliques que je me tape en ce moment, j'ai tout de même réussi à dormir 3h cette nuit, sur un temps mis à disposition pour le someil de 7h30. mais BORDEL, si vous y croyez, moi pas, pas moi, c'est pas possible.

Super concert de Robert le Magnifique au Chantier hier soir, je recommande. Original et tout. Passer du slap au scratch comme l'éclair, c'est aussi inattendu que techniquement impressionnant, bravo Franck (un ami m'ayant assuré que Robert n'était pas son vrai nom, god damnit mothafucka, où va le monde). Aujourd'hui j'ai fait l'exprience bizarre de prendre de la valeur en tant qu'être humain en transportant un paquet de thunes sur moi pour le concert de demain, ainsi que 450 billets à 12€, je vous laisse compter la valeur potentielle, maintenant j'ai coulé une dalle sur le coffre (l'endroit restera secret), que je casserai demain 5 minutes avant l'ouverture. Tu m'étonnes que je rêve de billets. Sinon, comme ca, l'album de Battles est excellent (encore un de plus dans la série "je découvre 2007 à la bourre"), le dernier Missill sympa. Burial et Boxcutter squattent ma playlist un peu tout le temps et n'ont pas l'air décidés à laisser la place, sauf à un peu d'emocore de lycéen pour me réveiller de mes micro-siestes. Demain, c'est grasse mat. Demain, c'est stress. Demain, on va se marrer, c'est moi qui vous le dis, et bouddha seul sait à quel point je suis boute-en-train de nature. Demain, on va se casser la gueule ? Meuh non, mauvaises langues, puisque vous allez tous venir.

les indécis, c'est par ICI, et les décidés, c'est par Rennes Musique, Lektro Shop, Switch Records (et la Fnac, mais pour eux comme pour vous, j'éviterais) que ca se passe.

A demain !

mercredi 23 janvier 2008

Juste vite fait


Juste pour vous dire, hier, j'ai regardé ça. Et je pense que c'est le meilleur truc que j'ai jamais vu depuis un paquet de temps. Ni film, ni concert retranscrit sur vidéo, ni documentaire, Heima est un peu des trois à la fois. Ajoutez à cela un son aussi superbe que la photo qui sera magnifiquement détaillée et contrastée pour un résultat magnifique, des images de l'Islande à vous faire pleurer avec la meilleure des B.O. qui soit, entrelacées avec des extraits de concert dans des endroits aussi inattendus que perdus et extraordinaires, et vous verrez que y'a rien à jeter dans ce DVD. Si Sigur Ròs est pour vous un groupe majeur (comme pour moi), jetez-vous dessus si ce n'est pas déja fait. Pour les autres, c'est le meilleur moyen de rentrer dans leur univers pour mieux plonger ensuite dans leur discographie sans faille. Bon, voila, vous pouvez partir, maintenant.

mardi 22 janvier 2008

Photo de la semaine


Et là c'est un peu le moment ou je me sens faible, où je me rends compte que je devais tenir, mais que forcément, j'ai complètement pas réussi à y penser, à poster une tranche de vie sous forme picturale de façon hebdomadaire. Essayons de reprendre un rythme cohérent. La vie reprend son cours, le stress qui en est imprégné aussi, j'essaye de ne pas prendre tout ca trop au sérieux. J'y arrive pas trop mal. J'ai appris que j'allais visiter Orange Labs en mars, imaginez ma satisfaction. Ou non, laissez tomber. J'ai beaucoup aimé aussi, mon dernier cours du semestre placé un lundi de Pâques, je resterai à jamais admiratif devant le fonctionnement comico-romantique de cette fac, qui, à force de l'habitude, ne me déplait pas tant que ça. Bon, douche.

(Tiens, je viens de raconter ma vie la... Si je travaille un peu le style ils voudront peut-être bien de moi chez Fluokids...)

Apparat - Arcadia (Telefon Tel Aviv Remix) :









dimanche 20 janvier 2008

True metal et vieilles dentelles

Ce qui est marrant avec le metal en général et plus encore avec ses recoins les plus extrêmes, c'est le rapport exacerbé à l'image. En gros, visiblement, t'as intérêt à respecter une imagerie précise pour être reconnu dans le cercle. L'image ci-dessus est à peine caricaturale, si tu veux faire du death, du trash, du black, faut pas déconner quoi, faut foutre les jetons, faut avoir l'air d'un bouffeur d'enfants. Bon, par contre, le hic, c'est que ca marche pas du tout. Bref, c'est assez hallucinant de voir comme, au niveau vestimentaire comme au niveau musical (vous m'avez senti venir, hein ?), ce genre de musique a un brin tendance à se refermer sur lui-même, dans le sens où la liberté créative est bridée par le risque t'être taxé de faux. Merde, je joue pas des quadruples croches tout le morceau, ou, pire encore, j'ai remisé ma quincaillerie décorative, clous et compagnie, je suis qu'un sellout de merde, un demi-death, un pseudo-trash. C'est ballot, d'autant plus que les musiciens sont souvent des bêtes de technique. Enfin ceci dit, j'adore écouter un peu de death de temps en temps, ca me permet de pas prendre la vie trop au sérieux, et puis je reste un amateur de hardcore, le genre de style fermé aussi quelque part, mais t'as le droit de te pointer en jean et t-shirt sur scène. T'as même la possibilité de pondre un pont de jazz entre deux moshparts, le coreux t'en voudra pas (ou moins). Le hardcore, différement donc des ses deux frères de son que sont le punk et le metal, a tendance à porter une philosophie de l'intégrité plus fondamentale, portée sur le respect des convictions, le tout étant de ne pas les trahire. De la découle tout le courant Straight edge, le veganisme (le hardcore est un milieu ou le taux de végétaliens est plus élevé que la moyenne) et la camaraderie (si si) régnant dans les moshpits, le HxC ayant un côté communautaire (au sens fraternel du terme) très poussé, ce qui le rend fermé dans ce sens. J'ai pas l'impression que l'on retrouve ça dans la communauté metal (au sens stict du terme, je parle pas de néo-truc ou de post-machin, ces styles étant à part et recelant plein de groupes de qualité), qui reste un peu... sectaire, n'ayons pas peur du mot. Heureusement qu'il y a des groupes qui osent un tant soit peu, à l'image de Gojira qui récemment a remué la communauté metal mondiale en bousculant un tant soit peu des clichés véhiculés par le style, que ce soit vestimentairement ou au niveau de l'approche de la composition. Reste que le metal est un style de musique on ne peut plus noble, et que malgré ces petits points que je considère comme négatifs il reste un genre à part, recelant de groupes excellents, inspirés et techniquement au dessus de tout. En fait je viens de pondre ce texte juste parce que j'ai vu cette image et que j'ai vu que NOFX jouait au Hellfest cet été et que je tenais à le dire. Voila.

Strapping Young Lad - Home Nucleonics (Indus Trash, ou Indus Death, un truc dans le genre, groupe excellent en tout cas...) :







vendredi 18 janvier 2008

Mom's minivan


Avec un pote artiste un peu débile hier soir, on se rendait compte de l'admiration qu'on pouvait éprouver pour la propension d'Internet à produire des codes culturels et artistiques (pour le deuxième adjectif je vous laisse libre de penser ce que vous voulez), générés à la base par une ou quelques personnes seulement, et qui finissent par devenir des sortes d'institutions du Web. Je pense qu'il est inutile d'essayer de compter le nombre de fois ou on a vu un lolcat dans sa vie de geek, j'ai lu dans un recoin de la toile que 26 % des mails envoyés dans le monde en contenaient un. Aussi zarbi qu'intéressant, me direz-vous. Et ces images encadrées sur fond noir avec une légende niaise, ou ce magnifique détournement de 300 ci-dessus, ce sont des codes qui finissent par faire sens dans les représentations sociales de communautés distinctes, et ce juste parce qu'un débile profond s'est motivé à perdre son temps sous photoshop pour pondre un truc complètement idiot. C'est beau je trouve... Encore plus qu'une bouteille de shampoing en forme de Boba Fett, c'est vous dire.

Ainsi révélés l'un à l'autre en tant qu'admirateurs de la culture spontanée, nous décidâmes de nous lancer dans un projet de mosaïque de lolcats géante.

Tycho - The Disconnect :








jeudi 17 janvier 2008

Diantre

Dire que j'étais même pas au courant que Radiohead jouait un concert au 93 Feet East à Londres et que ce concert était webcasté. Heureusement un ami m'a tiré de ce mauvais pas en me filant le lien juste au début de leur 2ème chanson, merci à lui. Ce n'est pas très raisonnable, je sais, surtout en ce moment, mais voir le meilleur groupe du monde jouer leur dernier album dans l'ordre, en l'interprétant merveilleusement bien, et en pondant un rappel de 5 titres (Up On The Ladder, You and Whose Army, The National Anthem et un final qui remonte le temps avec My Iron Lung et The Bends) somptueux et revisités légèrement, ca peut pas se rater, surtout quand on a pas à bouger de son lit (même si j'aurais adoré). Un concert à la cool, Radiohead qui déconne entre les mocreaux et qui se permet de faire des larsens sans se prendre la tête juste avant d'enchainer sur un morceau impeccablement joué, y'a pas, ça le fait. Vivement Arras, bon, Arras quoi, on a vu plus sexy, mais honnêtement, rien à foutre. C'est sans regrets que je rejoins mon lit, là, juste là, peut être même que je vais me faire le CD bonus de In Rainbows avant de fermer les yeux, ou mieux, fermer des yeux dessus et me réveiller le casque sur la tête demain matin. Bonne nuit.

mercredi 16 janvier 2008

Bon...

Le brownie est presque descendu. En espérant que je gerbe pas tout avant l'examen, je me dis merde, et advienne que pourra. Si jamais ça foire j'me recyclerai dans le post-hardcore.

lundi 14 janvier 2008

glorf

Aujourd'hui est une bonne journée pour 2 raisons : 1: C'est lundi, et moi j'aime le lundi (et je vous emmerde), 2: J'ai eu le droit à un bilan de début de parcours par mon chef, homonyme et néamoins ami Mathias Durand, programmateur général de Radio Campus Rennes, sur mes premiers mois en tant que programmateur musical, et il m'a sorti un "rien à dire, tout est nickel, tu fais du bon boulot" aussi inattendu qu'appréciable, et enfin, en 3, car oui, il y a bien un 3 (j'ai de l'humour aussi, jeune lecteur assidu, quel que soit ton avis sur la question je t'interdis de discuter), il se trouve que c'est Biffy Clyro qui assure la 1ère partie des Queens Of The Stone Age à Nantes le 3 Mars, et ca c'est grave sweet. Et puis il y eu cette photo, que je n'ai pas résisté à poster. Et puis... non, y'a forcément un truc qui va pas le faire, la. Ah, voila :

Boarf, ca doit pas être si difficile, c'est un peu comme avaler un brownie après une saucisse purée, tout est question de volonté. Et moi qui compte perdre un peu de poids...

Ah oui, vous avez remarqué, petit lifting designesque du blog, ça vous va, la vie en bleu ?

Boxcutter - Rusty Break (ce mec est vraiment doué) :







dimanche 13 janvier 2008

The Pencil-Case TV

Mais oui, voila, je le savais que j'avais oublié un album extra dans mon Top 10. On dira ce qu'on voudra, mais le dernier Björk est excellent, il est juste un peu déroutant à la première écoute pour les fans de Homogenic et Vespertine dont je fais partie. Moins ambitieux, plus "normal" ? Possible, toujours aussi touchant en tout cas. Par contre, on ne l'attendait plus, ce retour du couple le plus sexy de l'avant-garde audiovisuelle. Voici donc le clip de "Declare Independance", ou le retour d'un Gondry en pleine forme dans l'univers artistique de celle qui, pour le coup, se rattrape bien côté expérimentation.


mercredi 9 janvier 2008

Mathias Malzieu, "La mécanique du coeur"

Bon, pour être honnête avec vous, moi, Dionysos, j'ai jamais réellement accroché. Question de goût. Mais cela ne m'empêche pas d'éprouver de la sympathie pour cette troupe de joyeux drilles, qui en plus d'être de bons musiciens, m'ont l'air fort gentils. Spécialement mon homonyme Mathias, leur chanteur et tête pensante. Encore un de ces créatifs qui ne tient pas en place plus de 2 secondes, me direz-vous, et c'est à peu près ca. Je remercie le père noël de m'avoir apporté son dernier bouquin, dont vous pouvez admirer l'appréciable travail graphique sur la couverture, si ça vous fait penser à Burton, c'est normal, ça doit être fait exprès. Car le voyage auquel nous convie l'auteur, conte poético-mystico-brinquebalant, nous fait immédiatement penser à une fusion joussive Burton-Caroll, pour notre plus grand plaisir. Synopsis. Jack n'a pas de bol, il nait à Edimbourg le jour le plus froid du monde, son coeur s'en voit gelé dès l'accouchement. Madeleine, la sage-femme (un peu sorcière, il faut l'avouer, mais vous vous en étiez doutés), lui implante une horloge (le truc qui fait tic-tac et qui se remonte, la totale, car oui, nous sommes au XIXème, y'a pas de piles à cette époque-la) qui servira de relais au coeur de Jack toute sa vie. Epée de Damoclès sentimentale, ce coeur mécanique ne pourra pas supporter les émotions fortes, comme la colère, la tristesse... et l'amour, qui saisira évidemment notre homme une fois grand. La suite est une magnifique et naïve interprétation du sentiment amoureux, dans ses hauts et ses bas, pleine de poésie, d'humour et de rêves à la fois. On retrouve ici toute la richesse de l'imagination de Malzieu, qu'on pouvait déja retrouver dans "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" (très bon aussi, et dispo en poche celui-la), le côté autobiographique en moins (quoique), et totale émancipation du monde moderne terre-à-terre en plus. Si ça vous botte, vous pouvez aussi jeter une oreille au dernier Dionysos, complètement lié au bouquin et uniquement composé de duos (la liste des illustres invités serait un poil longue à énumérer ici) censés incarner ls différents personnages du livre. On sent que Malzieu est clairement celui qui mène la barque dans ce petit univers, mais au vu de la qualité du travail artistique fourni, ce n'est pas un mal.

Noisia - Monster :







lundi 7 janvier 2008

TCK mon amour

Yo, visiblement ma mini campagne de pub a grave marché, mes lecteurs ont doublé. Puissant. Bienvenue donc aux nouveaux arrivants, essayons de nous montrer dignes (ou pas) de votre présence ici. Merci en tout cas...

Pour t'accueillir en beauté, petit bleu, parlons tektonick. Ouais, comme ça, à chaud, je sens que ca te parle pas des masses, à vrai dire moi non plus hein, mais bon, un tel phénomène de société, tout ca, blabla, on est obligé d'y prêter attention, merde, quoi. Ce mouvement se démarque totalement de n'importe quel autre mouvement populaire artistique émergent par le fait qu'il soit marketé, ce avant même son rayonnement culturel dans les boites et chez les ados (et les gosses, j'en ai vu deux danser en rentrant de l'école, cartable sur le dos, ca fait bizarre, ils étaient pas mauvais les cons). Reprenez-moi si je me plante, mais la Tecktonik est bien la seule danse avec une putain de marque déposée, non ? Et ca fait quelque temps déja, c'est pas comme si les dépositaires avaient fait ça ces derniers mois en constatant l'émergence du mouvement, non, ils l'ont créé eux-mêmes, le nom, ces branleurs, et puis hop, tiens, c'est vrai, le hardstyle belge (rejeton édulcoré du gabber hollandais de mauvais goût), on en écoute pas en France, ben hop, super glu, ça nous fait une belle association, y'a plus qu'à pondre un logo.
Avec un peu de recul, c'est super bien joué. C'est pas première fois qu'on utilise une activité artistique, ici la danse, à des fins mercantiles, mais en l'occurence ces dernières sont intégrées dans le concept même de ce qui devient de fait un produit. Et les dindons de la farce, c'est qui ? Les ados, qui, persuadés d'appartenir à un mouvement culturel fort, y participent parfois de facon caricaturale (citons les skyblogs, les entrainements 3 fois par semaines et les séances coiffeurs), et y laissent de ce fait leur argent pour faire partie d'un univers some toute très axé sur l'apparence, avec des codes vestimentaires très sophistiqués. Je ne critique pas (et d'ailleurs je ne suis pas en position de le faire, ne sachant aucunement danser) la qualité de la danse en elle-même, qui, si elle a l'air largement empruntée du hip-hop, du break et du lock avec des mouvements pratiqués naturellement sur des musiques club (corrigez moi si je me trompe, ça doit sûrement être le cas), n'en reste pas moins une danse nécessitant aptitudes techniques et physiques importantes pour être exécutée, et je reste admiratif devant ces jeunes qui se jettent dans la pratique avec tant de conviction et d'enthousiasme ("vaut mieux ca que les pétards" diraient nos mamies). Non, je reste juste affligé devant cette utilisation de nos petits frères et de nos petites soeurs (enfin les vôtres plutôt, moi j'en ai pas) qui, s'ils croient appartenir à un mouvement culturel populaire de grande ampleur, sont juste pris pour des cons, et tombent dans un panneau dressé par les créateurs d'un concept mêlant danse, musique et marketing outrancier. C'est ca, la différence entre la culture et la mode, en fait.

Raised Fist - That's Why (ouais, j'suis grave vénère aujourd'hui, pas toi ?)







samedi 5 janvier 2008

Chronique: Burial, "Untrue"

L'homme sans visage. Et pourtant tellement admiré par ses pairs et par tout un pan de la musique électronique, voire de la musique tout court (avoir Mr Yorke comme fan n°1, c'est pas donné à tout le monde). Burial, propulsé tête de liste du dubstep UK ces derniers mois, est visiblement (ou pas) un être énigmatique, à l'image de sa musique. Un album comme celui-ci prend toute son ampleur de nuit, seul, au calme, et d'ailleurs je le ferai tourner lors de mon prochin chagrin d'amour, ça doit bien marcher aussi pour ça. Ce sous-genre à la croisée du côté le plus 2-step de la jungle nineties, d'une electronica froide, d'infrabasses moelleuses et filtrées, ce dubstep pour l'instant en équillibre entre l'undeground et la hype, Burial en signe un bijou qui restera pendant longtemps une fierté de la musique électronique. Le penchant plus atmosphérique et intimiste du genre est ici abordé. Les voix, filtrées, naissant et mourant au fil des morceaux, utilisées comme instruments à part entière, ont l'air échapées de disques de soul triste ou de Rn'B, Burial les passe dans un espace temporel rétro-futursite évoquant la tristesse usée par le temps. Il n'en fait jamais trop. Les nappes n'ont guère le temps de prendre de l'ampleur, elles ne sont pas là pour ca, juste pour créer une atmosphère puis la maintenir dans un état profond, un voyage au coeur de la mélancolie. Ajoutez à ca des beats ciselés à la perfection, la non plus jamais envahissants, pouvant s'évaporer en plein morceau, d'une facon innatendue mais tellement joussive, vous obtiendrez un album cinq étoiles, à déguster aux moments opportuns, ou pas, à déguster tout court. Mon top 10 2007 est un peu un top 11 maintenant, et si classement il y avait eu, ce disque aurait flirté avec les hautes sphères.

Achievement ?


Tellement simpliste, limite puéril ce dessin. Mais tellement vrai... Que dire de plus... Peut être que la vérité sort de la bouche des enfants... une connerie dans le genre...

vendredi 4 janvier 2008

Facebook, ca sert à quoi ?

Bon, pour ceux qui savent pas encore (bon ok, vous êtes trois à me lire et vous savez déja, mais bon), je me suis inscrit à Facebook il y a quelques semaines de cela. Et honnêtement, je dois avouer que ca sert pas à grand chose. C'est bourré de widgets débiles, c'est à peine plus ergonomique que Myspace, mais voila, là où Myspace peut servir à quelque chose (à découvrir des groupes sympas, pour ceux qui l'utilisent dans cette idée là), Facebook, ben y'a pas, j'vois pas. Bon, si, j'ai découvert que des gens que je fréquentais au lycée y étaient inscrits aussi, alors je me suis dit "cool, mortel, je vais retrouver des gens chouettes que j'ai perdu de vue", ben en fait au bout de deux jours on s'aperçoit vite fait que ces salopards nous invitent à partager leurs widgets immondes avec eux, du coup je me mets à regretter le bon vieux temps. Après je me suis dit "bon, allez, on joue le jeu, un peu, pas trop", ca m'a pas vraiment parlé, ca reste de la fausse interaction par mini-jeux bidons et hugs interactifs. "Machin vous a invité à faire un super quizz, saurez-vous battre son score de 83% au quizz "trouvez les actrices qui se cachant derrière ces photos de poitrines" ?". Et la forcément, après avoir obtenu un score de 97%, vous vous rendez compte qu'un message automatique est automatiquement balancé à tous vos amis, pour participer au même quizz, un de ces messages qui vous énervaient quand vous les receviez 3 secondes auparavant. Bon, j'en ai dit assez sur l'utilité de ce truc, maintenant il est temps de se poser la vraie question :

Bordel de dieu, pourquoi j'y retourne tous les jours ?

Burial - Ghost Hardware :







mardi 1 janvier 2008

...

Bonne année.

Quoi, vous êtes encore là ?