dimanche 9 mars 2008

Ciao

Bon ben j'arrête, pas parce que ça me plait plus, mais surtout parce que j'ai plus d'idées. Donc le choix c'était soit raconter ma vie, soit stopper, je prends la 2ème option, ma vie étant assez peu intéressante pour être mise en proses, vous vous en êtes rendus comptes par vous-mêmes. Après si d'ici 3 semaines j'ai plein d'idées lumineuses peut être que je m'y remettrai, mais je pense pas. Et puis quelque part, c'est bien plus sain de lire un livre, aller boire une bière ou d'aller grattouiller que de tenir un blog régulièrement.

Peace

dimanche 2 mars 2008

The Pencil-case TV

Encore un groupe que je n'aurai jamais l'occasion de voir live, et c'est bien dommage, vu le symbole qu'Atari Teenage Riot a pu représenter et son influence majeure sur nombre de groupes de musique electonique des nineties. Cette vidéo représente bien l'esprit cahotique, ultra vindicatif et radical du groupe. Le "We'll never die" prononcé par Alec Empire à la fin sonne hélas bien vide aujourd'hui, son comparse Carl Crack étant décédé en 2001 d'une overdose, laissant le groupe et ses fans orphelins et mettant fin à une aventure qui, sur le plan musical comme sur le plan politique, aura été placée sous le ligne de l'intégrité et de la sincérité. R.I.P.

samedi 1 mars 2008

Implosion


"Le téléchargement ne tue pas la musique, il tue le music business. Tuons les tous.". Cette phrase de Thurston Moore de Sonic Youth trônant en titre de l'édito du dernier Punk Rawk peut sembler radicale au premier abord. Mais la vision des choses prépondérante (car c'est ce qu'on veut nous faire penser) dans ce domaine de nos jours, celle d'une communauté artistique plutôt unifiée contre les pratiques de téléchargement illégal, n'est en fait qu'une image erronée. EMI licencie un petit paquet de salariés. C'est regrettable, je ne vais pas ironiser la-dessus, mais à qui la faute ? A nous (j'entends par la la communauté elle même évidemment unifiée des pirates du web) ? Ou aux majors, qui ont confondu art et industrie pendant de trop longues années, en plaçant leurs disques (aux prix exorbitants compte tenu de leur prix de production) entre la lessive et le camembert ? La faute est-elle à chercher dans la pratique en elle-même, ou plutôt dans les années de foutage de gueule qui l'ont engendrée ? Si l'on regarde de plus près, nombreux sont les artistes qui s'accordent avec cet avis, et je dirais même qu'à part Metallica, Johnny, Linkin Park et Eddy Mitchell, la position est assez unanime. Les Uncommonmenfrommars, qui sortent leur album gratuitement sur le net, se disent excités par cette remise en question, de même que Dave Grohl des Foo Fighters. Quand on réécoute Atari Teenage Riot et qu'on entend Hanin Elias hurler "And if you steal this record, we don't care", on comprend que depuis longtemps toute une frange artistique (comprenant à mon humble avis 99% des entités musicales) ne voit pas la musique comme un métier mais comme une passion, et ceux-la se satisfont pleinement de la situation, qui, même si elle engendre des difficultés d'ordre financier, donne aux artistes un moyen de diffusion sans précédent. Les dindons de la farce, qui essaient de s'accrocher désespérément aux branches d'un arbre qu'ils ont fait pousser mais qui se casse la gueule car ils ont donné la scie aux bûcherons juste en dessous, ce sont les majors et les gros artistes, qui entrainent (et c'est regrettable) tout un pan activiste et indépendant de la musique dans leur chute. La conclusion pourrait être la suivante : Soutenir un groupe, c'est donner de soi-même pour qu'il marche, en achetant leur album, un t-shirt, en parlant de lui, ou en payant un demi au bassiste. Quand aux majors, et ben moi je vais me poser tranquillement sur une colline avec un ghetto blaster et une bonne bière, en attendant l'implosion.

Uncommonmenfrommars - Deadly Prank :








mercredi 27 février 2008

Marseille la vieille...


... est vraiment une chouette cité. La première chose qui frappe en arrivant sur les lieux, c'est le côté pas vraiment plat de l'agglomération, enclavée par plusieurs massifs de montagnes basses, je vous défie d'ailleurs de trouver une rue plate dans cette ville. Marseille est une ville bordélique, un peu sale, mais belle comme tout, que ce soit au niveau architectural (certains quartiers donnent l'impression de se balader dans une carte postale) ou au niveau de l'atmosphère qui se dégage des quartiers (Noailles, pas spécialement beau, mais à l'ambiance tellement sympathique et animée). Les marseillais n'ont évidemment pas tous l'accent qu'on attend tous quand on descend du train, mais cela fait d'autant plus plaisir quand on l'entend de la bouche d'une boulangère ou de trois petits vieux en train de jouer aux dominos en descendant un petit jaune (le cliché pétanque - pastis est véridique, je peux vous l'assurer). Le vallon des Auffes semble préservé de tout esprit urbain et est pourtant situé au coeur de la ville, les calanques offrent un véritable spectacle, ce qui est d'ailleurs un peu déconcertant quand on se dit qu'elles font partie du 9ème arrondissement de la ville. Ajoutez à cela un ciel bleu visiblement ancré dans les habitudes régionales, et vous aurez compris que ce petit weekend à Fosséa fut vraiment un petit bol d'air frais plus qu'appréciable dans cette période de l'année.

Putain, c'est moi ou il fait moche à Rennes ?

mardi 26 février 2008

Far Away Trains Passing By

En plus du fait d'adorer les trains en tant que tel dans leur matérialité, j'apprécie particulièrement voyager dedans. Je réfléchissais à cela hier après-midi, vissé sur mon siège dans le St-Charles - Gare de Lyon (3h, c'est assez impressionnant). Ce qu'il y a de particulièrement intéressant lors d'un voyage en train, c'est cette espèce de sentiment qui vous enveloppe. On se sent partie d'un univers propre, à savoir l'univers social du train et de ses passagers, mais au fond, c'est tout. On a déjà quitté cette gare en pleine effervescence et les moments de vie, les souvenirs accompagnant le lieu associé à cette dernière, on a rompu les liens, mais il est évident que nous ne pouvons pas non plus encore nous sentir arrivés où que ce soit. Nous n'avons donc d'autre choix que de regarder par la fenêtre, le temps d'essayer de s'attacher aux paysages sans y arriver, à peine le temps de se dire qu'il serait bon de s'arrêter par la un de ces quatre que la vitesse nous rappelle à quel point nous sommes attachés à rien dans un tel véhicule, sorte de coquille vide, triste de partir, pas pressé d'arriver, sentiment aussi particulièrement étrange que jouissif, surtout si l'on a à disposition la bande-son idéale pour coller à l'ambiance.

Et pour ceux qui se demandent, ouais, 5h de train, c'est putain de long.

(Et sinon ouais Marseille c'était bien, je posterai la-dessus très vite.)

jeudi 21 février 2008

Chronique: Clark, "Turning Dragon"

Enfin une chronique d'une sortie Warp dans ce blog, depuis le temps que j'attendais ça. Au début j'étais tenté par une petite chronique du dernier Autechre, mais j'ai toujours pas réussi à l'écouter en entier tellement c'est zarbi. Va pour Clark, et ce n'est pas un choix par dépit, cet album est vraiment excellent. Par contre, pour ceux qui voyaient en Body Riddle un chef d'œuvre d'electronica/IDM (ce que cet album est effectivement), faites bien attention en appuyant sur play, vous pourriez être surpris par la dose de qui traîne dans le son de vos speakers. Car c'est bien une bonne pinte de rave que Christopher s'est enfilé avant de pondre ces compos, pour la plupart ébauchées à l'époque Body Riddle et non utilisées car trop éloignées du style de prédilection du bonhomme. Les premiers sons de New Year Storm, rapidement charpentés par une rythmique martiale, annoncent la couleur, c'est froid, c'est dur, c'est râpeux. Mais délicieusement dérangeant. Cette atmosphère un brin poisseuse nous poursuivra régulièrement, Clark s'octroyant tout de même quelques pauses plus proches de l'image que l'on se faisait de lui à l'époque de ses précédents albums (Hot May Slides, titre en deux parties, complètement jouissif). Le titre For Wolwes Crew résume à lui seul la teneur de l'album, condensé de talent en 7 minutes, techno sous LSD ciselée par des doigts d'orfèvre IDM. Certaines tracks se rapprochent même dangereusement plus du dancefloor que du mur de baffles, ce qui n'est pas dérangeant, bien au contraire, Volcan Veins en est la preuve irréfutable. On ressent ici toutes les influences acquises par celui qu'on ne croyait être qu'un second couteau de l'electronica (alors qu'à mon avis le gazier représente plutôt le renouveau du pan électronique du label) lorsqu'il traînait là ou la techno était jouée forte dans les années 90. On peut se demander pourquoi cette facette de l'artiste ne ressort que maintenant, mais au fond, ce n'est pas plus mal et cela nous permet d'apprécier à sa juste valeur la diversité sonore de cet album et de bien saisir la puissance de l'artiste, après trois albums d'electronica vraiment de très bonne facture (Clarence Park, Empty The Bones Of You, et Body Riddle, les deux premiers étant sortis sous le nom de Chris Clark, patronyme encore très affilié à l'artiste malgré le fait qu'il ait décidé d'amputer son troisième album de son prénom). Voila, tout est dit, Turning Dragon est un très bon album, comme toute la disco de l'artiste, comme l'artiste lui même, comme son label. Voila, j'ai fini de lécher des culs.

lundi 18 février 2008

zorglub

Aujourd'hui on a parlé de la loi DADVSI en droit, délire. Demain c'est Nada Surf, et oui, pour ceux qui se poseraient la question, je flippe un peu. Jeudi direction Marseille, arrivée vendredi matin (non, je n'y vais pas en mobylette mais en train de nuit) pour un bol d'air plutôt attendu de ma part et que j'espère salutaire. Sinon j'ai eu mon semestre. Si ça se trouve je vais même finir par réussir ma vie, qui sait. Paypal ça marche bien, Facebook c'est... enfin voila, et l'homme qui a inventé last.fm devrait être promu prix nobel. Le Kosovo est indépendant, le Pakistan vote, Toshiba abandonne le HD-DVD, Sony wins. N'empêche j'aurais rêvé avoir un masque comme le gosse au dessus, et d'ailleurs quand je serai riche grâce à mon trafic de contrefaçons d'Ewoks vivants je m'achèterai le costume officiel à 786446 $.

La prochaine fois vous pourrez m'engueuler si je poste encore un article aussi naze.

Clark - Frau Wav :