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Chronique: Clark, "Turning Dragon"
Enfin une chronique d'une sortie Warp dans ce blog, depuis le temps que j'attendais ça. Au début j'étais tenté par une petite chronique du dernier Autechre, mais j'ai toujours pas réussi à l'écouter en entier tellement c'est zarbi. Va pour Clark, et ce n'est pas un choix par dépit, cet album est vraiment excellent. Par contre, pour ceux qui voyaient en Body Riddle un chef d'œuvre d'electronica/IDM (ce que cet album est effectivement), faites bien attention en appuyant sur play, vous pourriez être surpris par la dose de ☺qui traîne dans le son de vos speakers. Car c'est bien une bonne pinte de rave que Christopher s'est enfilé avant de pondre ces compos, pour la plupart ébauchées à l'époque Body Riddle et non utilisées car trop éloignées du style de prédilection du bonhomme. Les premiers sons de New Year Storm, rapidement charpentés par une rythmique martiale, annoncent la couleur, c'est froid, c'est dur, c'est râpeux. Mais délicieusement dérangeant. Cette atmosphère un brin poisseuse nous poursuivra régulièrement, Clark s'octroyant tout de même quelques pauses plus proches de l'image que l'on se faisait de lui à l'époque de ses précédents albums (Hot May Slides, titre en deux parties, complètement jouissif). Le titre For Wolwes Crew résume à lui seul la teneur de l'album, condensé de talent en 7 minutes, techno sous LSD ciselée par des doigts d'orfèvre IDM. Certaines tracks se rapprochent même dangereusement plus du dancefloor que du mur de baffles, ce qui n'est pas dérangeant, bien au contraire, Volcan Veins en est la preuve irréfutable. On ressent ici toutes les influences acquises par celui qu'on ne croyait être qu'un second couteau de l'electronica (alors qu'à mon avis le gazier représente plutôt le renouveau du pan électronique du label) lorsqu'il traînait là ou la techno était jouée forte dans les années 90. On peut se demander pourquoi cette facette de l'artiste ne ressort que maintenant, mais au fond, ce n'est pas plus mal et cela nous permet d'apprécier à sa juste valeur la diversité sonore de cet album et de bien saisir la puissance de l'artiste, après trois albums d'electronica vraiment de très bonne facture (Clarence Park, Empty The Bones Of You, et Body Riddle, les deux premiers étant sortis sous le nom de Chris Clark, patronyme encore très affilié à l'artiste malgré le fait qu'il ait décidé d'amputer son troisième album de son prénom). Voila, tout est dit, Turning Dragon est un très bon album, comme toute la disco de l'artiste, comme l'artiste lui même, comme son label. Voila, j'ai fini de lécher des culs.
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