dimanche 13 janvier 2008

The Pencil-Case TV

Mais oui, voila, je le savais que j'avais oublié un album extra dans mon Top 10. On dira ce qu'on voudra, mais le dernier Björk est excellent, il est juste un peu déroutant à la première écoute pour les fans de Homogenic et Vespertine dont je fais partie. Moins ambitieux, plus "normal" ? Possible, toujours aussi touchant en tout cas. Par contre, on ne l'attendait plus, ce retour du couple le plus sexy de l'avant-garde audiovisuelle. Voici donc le clip de "Declare Independance", ou le retour d'un Gondry en pleine forme dans l'univers artistique de celle qui, pour le coup, se rattrape bien côté expérimentation.


mercredi 9 janvier 2008

Mathias Malzieu, "La mécanique du coeur"

Bon, pour être honnête avec vous, moi, Dionysos, j'ai jamais réellement accroché. Question de goût. Mais cela ne m'empêche pas d'éprouver de la sympathie pour cette troupe de joyeux drilles, qui en plus d'être de bons musiciens, m'ont l'air fort gentils. Spécialement mon homonyme Mathias, leur chanteur et tête pensante. Encore un de ces créatifs qui ne tient pas en place plus de 2 secondes, me direz-vous, et c'est à peu près ca. Je remercie le père noël de m'avoir apporté son dernier bouquin, dont vous pouvez admirer l'appréciable travail graphique sur la couverture, si ça vous fait penser à Burton, c'est normal, ça doit être fait exprès. Car le voyage auquel nous convie l'auteur, conte poético-mystico-brinquebalant, nous fait immédiatement penser à une fusion joussive Burton-Caroll, pour notre plus grand plaisir. Synopsis. Jack n'a pas de bol, il nait à Edimbourg le jour le plus froid du monde, son coeur s'en voit gelé dès l'accouchement. Madeleine, la sage-femme (un peu sorcière, il faut l'avouer, mais vous vous en étiez doutés), lui implante une horloge (le truc qui fait tic-tac et qui se remonte, la totale, car oui, nous sommes au XIXème, y'a pas de piles à cette époque-la) qui servira de relais au coeur de Jack toute sa vie. Epée de Damoclès sentimentale, ce coeur mécanique ne pourra pas supporter les émotions fortes, comme la colère, la tristesse... et l'amour, qui saisira évidemment notre homme une fois grand. La suite est une magnifique et naïve interprétation du sentiment amoureux, dans ses hauts et ses bas, pleine de poésie, d'humour et de rêves à la fois. On retrouve ici toute la richesse de l'imagination de Malzieu, qu'on pouvait déja retrouver dans "Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi" (très bon aussi, et dispo en poche celui-la), le côté autobiographique en moins (quoique), et totale émancipation du monde moderne terre-à-terre en plus. Si ça vous botte, vous pouvez aussi jeter une oreille au dernier Dionysos, complètement lié au bouquin et uniquement composé de duos (la liste des illustres invités serait un poil longue à énumérer ici) censés incarner ls différents personnages du livre. On sent que Malzieu est clairement celui qui mène la barque dans ce petit univers, mais au vu de la qualité du travail artistique fourni, ce n'est pas un mal.

Noisia - Monster :







lundi 7 janvier 2008

TCK mon amour

Yo, visiblement ma mini campagne de pub a grave marché, mes lecteurs ont doublé. Puissant. Bienvenue donc aux nouveaux arrivants, essayons de nous montrer dignes (ou pas) de votre présence ici. Merci en tout cas...

Pour t'accueillir en beauté, petit bleu, parlons tektonick. Ouais, comme ça, à chaud, je sens que ca te parle pas des masses, à vrai dire moi non plus hein, mais bon, un tel phénomène de société, tout ca, blabla, on est obligé d'y prêter attention, merde, quoi. Ce mouvement se démarque totalement de n'importe quel autre mouvement populaire artistique émergent par le fait qu'il soit marketé, ce avant même son rayonnement culturel dans les boites et chez les ados (et les gosses, j'en ai vu deux danser en rentrant de l'école, cartable sur le dos, ca fait bizarre, ils étaient pas mauvais les cons). Reprenez-moi si je me plante, mais la Tecktonik est bien la seule danse avec une putain de marque déposée, non ? Et ca fait quelque temps déja, c'est pas comme si les dépositaires avaient fait ça ces derniers mois en constatant l'émergence du mouvement, non, ils l'ont créé eux-mêmes, le nom, ces branleurs, et puis hop, tiens, c'est vrai, le hardstyle belge (rejeton édulcoré du gabber hollandais de mauvais goût), on en écoute pas en France, ben hop, super glu, ça nous fait une belle association, y'a plus qu'à pondre un logo.
Avec un peu de recul, c'est super bien joué. C'est pas première fois qu'on utilise une activité artistique, ici la danse, à des fins mercantiles, mais en l'occurence ces dernières sont intégrées dans le concept même de ce qui devient de fait un produit. Et les dindons de la farce, c'est qui ? Les ados, qui, persuadés d'appartenir à un mouvement culturel fort, y participent parfois de facon caricaturale (citons les skyblogs, les entrainements 3 fois par semaines et les séances coiffeurs), et y laissent de ce fait leur argent pour faire partie d'un univers some toute très axé sur l'apparence, avec des codes vestimentaires très sophistiqués. Je ne critique pas (et d'ailleurs je ne suis pas en position de le faire, ne sachant aucunement danser) la qualité de la danse en elle-même, qui, si elle a l'air largement empruntée du hip-hop, du break et du lock avec des mouvements pratiqués naturellement sur des musiques club (corrigez moi si je me trompe, ça doit sûrement être le cas), n'en reste pas moins une danse nécessitant aptitudes techniques et physiques importantes pour être exécutée, et je reste admiratif devant ces jeunes qui se jettent dans la pratique avec tant de conviction et d'enthousiasme ("vaut mieux ca que les pétards" diraient nos mamies). Non, je reste juste affligé devant cette utilisation de nos petits frères et de nos petites soeurs (enfin les vôtres plutôt, moi j'en ai pas) qui, s'ils croient appartenir à un mouvement culturel populaire de grande ampleur, sont juste pris pour des cons, et tombent dans un panneau dressé par les créateurs d'un concept mêlant danse, musique et marketing outrancier. C'est ca, la différence entre la culture et la mode, en fait.

Raised Fist - That's Why (ouais, j'suis grave vénère aujourd'hui, pas toi ?)







samedi 5 janvier 2008

Chronique: Burial, "Untrue"

L'homme sans visage. Et pourtant tellement admiré par ses pairs et par tout un pan de la musique électronique, voire de la musique tout court (avoir Mr Yorke comme fan n°1, c'est pas donné à tout le monde). Burial, propulsé tête de liste du dubstep UK ces derniers mois, est visiblement (ou pas) un être énigmatique, à l'image de sa musique. Un album comme celui-ci prend toute son ampleur de nuit, seul, au calme, et d'ailleurs je le ferai tourner lors de mon prochin chagrin d'amour, ça doit bien marcher aussi pour ça. Ce sous-genre à la croisée du côté le plus 2-step de la jungle nineties, d'une electronica froide, d'infrabasses moelleuses et filtrées, ce dubstep pour l'instant en équillibre entre l'undeground et la hype, Burial en signe un bijou qui restera pendant longtemps une fierté de la musique électronique. Le penchant plus atmosphérique et intimiste du genre est ici abordé. Les voix, filtrées, naissant et mourant au fil des morceaux, utilisées comme instruments à part entière, ont l'air échapées de disques de soul triste ou de Rn'B, Burial les passe dans un espace temporel rétro-futursite évoquant la tristesse usée par le temps. Il n'en fait jamais trop. Les nappes n'ont guère le temps de prendre de l'ampleur, elles ne sont pas là pour ca, juste pour créer une atmosphère puis la maintenir dans un état profond, un voyage au coeur de la mélancolie. Ajoutez à ca des beats ciselés à la perfection, la non plus jamais envahissants, pouvant s'évaporer en plein morceau, d'une facon innatendue mais tellement joussive, vous obtiendrez un album cinq étoiles, à déguster aux moments opportuns, ou pas, à déguster tout court. Mon top 10 2007 est un peu un top 11 maintenant, et si classement il y avait eu, ce disque aurait flirté avec les hautes sphères.

Achievement ?


Tellement simpliste, limite puéril ce dessin. Mais tellement vrai... Que dire de plus... Peut être que la vérité sort de la bouche des enfants... une connerie dans le genre...

vendredi 4 janvier 2008

Facebook, ca sert à quoi ?

Bon, pour ceux qui savent pas encore (bon ok, vous êtes trois à me lire et vous savez déja, mais bon), je me suis inscrit à Facebook il y a quelques semaines de cela. Et honnêtement, je dois avouer que ca sert pas à grand chose. C'est bourré de widgets débiles, c'est à peine plus ergonomique que Myspace, mais voila, là où Myspace peut servir à quelque chose (à découvrir des groupes sympas, pour ceux qui l'utilisent dans cette idée là), Facebook, ben y'a pas, j'vois pas. Bon, si, j'ai découvert que des gens que je fréquentais au lycée y étaient inscrits aussi, alors je me suis dit "cool, mortel, je vais retrouver des gens chouettes que j'ai perdu de vue", ben en fait au bout de deux jours on s'aperçoit vite fait que ces salopards nous invitent à partager leurs widgets immondes avec eux, du coup je me mets à regretter le bon vieux temps. Après je me suis dit "bon, allez, on joue le jeu, un peu, pas trop", ca m'a pas vraiment parlé, ca reste de la fausse interaction par mini-jeux bidons et hugs interactifs. "Machin vous a invité à faire un super quizz, saurez-vous battre son score de 83% au quizz "trouvez les actrices qui se cachant derrière ces photos de poitrines" ?". Et la forcément, après avoir obtenu un score de 97%, vous vous rendez compte qu'un message automatique est automatiquement balancé à tous vos amis, pour participer au même quizz, un de ces messages qui vous énervaient quand vous les receviez 3 secondes auparavant. Bon, j'en ai dit assez sur l'utilité de ce truc, maintenant il est temps de se poser la vraie question :

Bordel de dieu, pourquoi j'y retourne tous les jours ?

Burial - Ghost Hardware :







mardi 1 janvier 2008

...

Bonne année.

Quoi, vous êtes encore là ?