On nous a suffisamment saoulé avec ça, on y est maintenant depuis presque une décennie. Le XXIème siècle, c'est forcément décevant, pour ceux qui planaient devant les voitures volantes de Retour Vers Le Futur 2. Quid des cinémas 3D, des jet-packs personnels et des pilules en guise de repas au resto ? On s'est donc naturellement réfugié dans la musique pour calmer notre désespoir, ce qui, au fond, a pas trop mal marché pendant un certain temps. Les 90's nous ont fourni notre lot de fraîcheur, clouant le bec de collègues mal intentionnés qui annonçaient la mort de l'inventivité. Trip-hop, renouveau house et techno, avènement de l'electronica, neo-metal, âge d'or du hip-hop, les fusions et les essais se sont égrenés (avec plus ou moins de succès), mais toujours avec cette réelle envie de modifier en profondeur le visage de la musique, cette force qui fait avancer le train de la création en tirant la noblesse de cette discipline artistique vers le haut.
Bon, là, vous nous sentez venir, et vous avez raison. Mais en même temps, venez pas nous dire qu'on a tort. Ce mouvement qui bouillonne depuis tant de décennies, on a plus de mal à le sentir ces derniers temps. Quoi, c'est nous les blasés maintenant ? Possible, mais avouez-le, le mot qui vous vient à l'esprit quand vous pensez à ce qui a pu se faire en matière de rock ou d'electro depuis 2002 ou 2003, c'est...? « Revival », et c'est normal que vous ayez tiqué, car c'est même pas caché. Les Libertines ? Un petit goût de déjà entendu, non ? Influencés par les Clash et les Kinks. Bloc Party ? Si vous ne reconnaissez pas la patte Gang Of Four, c'est qu'il est temps pour vous de rembobiner l'histoire de la musique. Plus récemment, la vague fluokid, les grosses lunettes carrées colorées, les couleurs pastello-ringardes, Minitel Rose, Late Of The Pier ? Sérieusement, on a déjà vécu ça en 1986. Dernier exemple avec le duo MGMT, révélation de 2008. Columbia n'a même pas essayé de mettre une brindille de roseau pour cacher le concept, il le pousse même volontairement en avant : on célèbre bien, avec cet album, les 20 ans du Summer of Love. Un goût de déjà-vu, 20 ans plus tard donc, comme si le temps était devenu le dernier refrain d'une mauvaise chanson répété ad lib.
Alors, faut-il imaginer un retour des cheveux gras et des chemises à carreaux, un néo-grunge en 2011 ? Peut être bien, car l'originalité semble être partie en fumée, en même temps que des 90's qui ont essayé autant que faire se peut de faire durer leur vie jusqu'au bout. Moins de créativité, plus de facilité, le maniement habile du copier-coller semble s'être emparé du cerveau de nos chères idoles, et trop de monde en redemande. Alors, nostalgie ou manque d'idées? On peut imaginer que c'est un savant mélange des deux qui génère ce souffle qui sent le renfermé. Alors, lâchez un peu votre rétroviseur et vos synthés kitsch, et oubliez un tant soit peu une génération que vous avez à peine vécu, et regardez devant. C'est tout de suite plus dur, mais au moins, si vous y arrivez, on pourra enfin vraiment donner un sens profond à l'expression « putain, c'est trop frais ».
Bon, là, vous nous sentez venir, et vous avez raison. Mais en même temps, venez pas nous dire qu'on a tort. Ce mouvement qui bouillonne depuis tant de décennies, on a plus de mal à le sentir ces derniers temps. Quoi, c'est nous les blasés maintenant ? Possible, mais avouez-le, le mot qui vous vient à l'esprit quand vous pensez à ce qui a pu se faire en matière de rock ou d'electro depuis 2002 ou 2003, c'est...? « Revival », et c'est normal que vous ayez tiqué, car c'est même pas caché. Les Libertines ? Un petit goût de déjà entendu, non ? Influencés par les Clash et les Kinks. Bloc Party ? Si vous ne reconnaissez pas la patte Gang Of Four, c'est qu'il est temps pour vous de rembobiner l'histoire de la musique. Plus récemment, la vague fluokid, les grosses lunettes carrées colorées, les couleurs pastello-ringardes, Minitel Rose, Late Of The Pier ? Sérieusement, on a déjà vécu ça en 1986. Dernier exemple avec le duo MGMT, révélation de 2008. Columbia n'a même pas essayé de mettre une brindille de roseau pour cacher le concept, il le pousse même volontairement en avant : on célèbre bien, avec cet album, les 20 ans du Summer of Love. Un goût de déjà-vu, 20 ans plus tard donc, comme si le temps était devenu le dernier refrain d'une mauvaise chanson répété ad lib.
Alors, faut-il imaginer un retour des cheveux gras et des chemises à carreaux, un néo-grunge en 2011 ? Peut être bien, car l'originalité semble être partie en fumée, en même temps que des 90's qui ont essayé autant que faire se peut de faire durer leur vie jusqu'au bout. Moins de créativité, plus de facilité, le maniement habile du copier-coller semble s'être emparé du cerveau de nos chères idoles, et trop de monde en redemande. Alors, nostalgie ou manque d'idées? On peut imaginer que c'est un savant mélange des deux qui génère ce souffle qui sent le renfermé. Alors, lâchez un peu votre rétroviseur et vos synthés kitsch, et oubliez un tant soit peu une génération que vous avez à peine vécu, et regardez devant. C'est tout de suite plus dur, mais au moins, si vous y arrivez, on pourra enfin vraiment donner un sens profond à l'expression « putain, c'est trop frais ».
1 commentaire:
Rock iz dead, mon.
Le futur, c'est l'avenir du présent, et donc renouveau rock il y aura, mais pas tout de suite. Ca marche une décennie sur deux a priori.
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