mercredi 27 février 2008

Marseille la vieille...


... est vraiment une chouette cité. La première chose qui frappe en arrivant sur les lieux, c'est le côté pas vraiment plat de l'agglomération, enclavée par plusieurs massifs de montagnes basses, je vous défie d'ailleurs de trouver une rue plate dans cette ville. Marseille est une ville bordélique, un peu sale, mais belle comme tout, que ce soit au niveau architectural (certains quartiers donnent l'impression de se balader dans une carte postale) ou au niveau de l'atmosphère qui se dégage des quartiers (Noailles, pas spécialement beau, mais à l'ambiance tellement sympathique et animée). Les marseillais n'ont évidemment pas tous l'accent qu'on attend tous quand on descend du train, mais cela fait d'autant plus plaisir quand on l'entend de la bouche d'une boulangère ou de trois petits vieux en train de jouer aux dominos en descendant un petit jaune (le cliché pétanque - pastis est véridique, je peux vous l'assurer). Le vallon des Auffes semble préservé de tout esprit urbain et est pourtant situé au coeur de la ville, les calanques offrent un véritable spectacle, ce qui est d'ailleurs un peu déconcertant quand on se dit qu'elles font partie du 9ème arrondissement de la ville. Ajoutez à cela un ciel bleu visiblement ancré dans les habitudes régionales, et vous aurez compris que ce petit weekend à Fosséa fut vraiment un petit bol d'air frais plus qu'appréciable dans cette période de l'année.

Putain, c'est moi ou il fait moche à Rennes ?

mardi 26 février 2008

Far Away Trains Passing By

En plus du fait d'adorer les trains en tant que tel dans leur matérialité, j'apprécie particulièrement voyager dedans. Je réfléchissais à cela hier après-midi, vissé sur mon siège dans le St-Charles - Gare de Lyon (3h, c'est assez impressionnant). Ce qu'il y a de particulièrement intéressant lors d'un voyage en train, c'est cette espèce de sentiment qui vous enveloppe. On se sent partie d'un univers propre, à savoir l'univers social du train et de ses passagers, mais au fond, c'est tout. On a déjà quitté cette gare en pleine effervescence et les moments de vie, les souvenirs accompagnant le lieu associé à cette dernière, on a rompu les liens, mais il est évident que nous ne pouvons pas non plus encore nous sentir arrivés où que ce soit. Nous n'avons donc d'autre choix que de regarder par la fenêtre, le temps d'essayer de s'attacher aux paysages sans y arriver, à peine le temps de se dire qu'il serait bon de s'arrêter par la un de ces quatre que la vitesse nous rappelle à quel point nous sommes attachés à rien dans un tel véhicule, sorte de coquille vide, triste de partir, pas pressé d'arriver, sentiment aussi particulièrement étrange que jouissif, surtout si l'on a à disposition la bande-son idéale pour coller à l'ambiance.

Et pour ceux qui se demandent, ouais, 5h de train, c'est putain de long.

(Et sinon ouais Marseille c'était bien, je posterai la-dessus très vite.)

jeudi 21 février 2008

Chronique: Clark, "Turning Dragon"

Enfin une chronique d'une sortie Warp dans ce blog, depuis le temps que j'attendais ça. Au début j'étais tenté par une petite chronique du dernier Autechre, mais j'ai toujours pas réussi à l'écouter en entier tellement c'est zarbi. Va pour Clark, et ce n'est pas un choix par dépit, cet album est vraiment excellent. Par contre, pour ceux qui voyaient en Body Riddle un chef d'œuvre d'electronica/IDM (ce que cet album est effectivement), faites bien attention en appuyant sur play, vous pourriez être surpris par la dose de qui traîne dans le son de vos speakers. Car c'est bien une bonne pinte de rave que Christopher s'est enfilé avant de pondre ces compos, pour la plupart ébauchées à l'époque Body Riddle et non utilisées car trop éloignées du style de prédilection du bonhomme. Les premiers sons de New Year Storm, rapidement charpentés par une rythmique martiale, annoncent la couleur, c'est froid, c'est dur, c'est râpeux. Mais délicieusement dérangeant. Cette atmosphère un brin poisseuse nous poursuivra régulièrement, Clark s'octroyant tout de même quelques pauses plus proches de l'image que l'on se faisait de lui à l'époque de ses précédents albums (Hot May Slides, titre en deux parties, complètement jouissif). Le titre For Wolwes Crew résume à lui seul la teneur de l'album, condensé de talent en 7 minutes, techno sous LSD ciselée par des doigts d'orfèvre IDM. Certaines tracks se rapprochent même dangereusement plus du dancefloor que du mur de baffles, ce qui n'est pas dérangeant, bien au contraire, Volcan Veins en est la preuve irréfutable. On ressent ici toutes les influences acquises par celui qu'on ne croyait être qu'un second couteau de l'electronica (alors qu'à mon avis le gazier représente plutôt le renouveau du pan électronique du label) lorsqu'il traînait là ou la techno était jouée forte dans les années 90. On peut se demander pourquoi cette facette de l'artiste ne ressort que maintenant, mais au fond, ce n'est pas plus mal et cela nous permet d'apprécier à sa juste valeur la diversité sonore de cet album et de bien saisir la puissance de l'artiste, après trois albums d'electronica vraiment de très bonne facture (Clarence Park, Empty The Bones Of You, et Body Riddle, les deux premiers étant sortis sous le nom de Chris Clark, patronyme encore très affilié à l'artiste malgré le fait qu'il ait décidé d'amputer son troisième album de son prénom). Voila, tout est dit, Turning Dragon est un très bon album, comme toute la disco de l'artiste, comme l'artiste lui même, comme son label. Voila, j'ai fini de lécher des culs.

lundi 18 février 2008

zorglub

Aujourd'hui on a parlé de la loi DADVSI en droit, délire. Demain c'est Nada Surf, et oui, pour ceux qui se poseraient la question, je flippe un peu. Jeudi direction Marseille, arrivée vendredi matin (non, je n'y vais pas en mobylette mais en train de nuit) pour un bol d'air plutôt attendu de ma part et que j'espère salutaire. Sinon j'ai eu mon semestre. Si ça se trouve je vais même finir par réussir ma vie, qui sait. Paypal ça marche bien, Facebook c'est... enfin voila, et l'homme qui a inventé last.fm devrait être promu prix nobel. Le Kosovo est indépendant, le Pakistan vote, Toshiba abandonne le HD-DVD, Sony wins. N'empêche j'aurais rêvé avoir un masque comme le gosse au dessus, et d'ailleurs quand je serai riche grâce à mon trafic de contrefaçons d'Ewoks vivants je m'achèterai le costume officiel à 786446 $.

La prochaine fois vous pourrez m'engueuler si je poste encore un article aussi naze.

Clark - Frau Wav :








jeudi 14 février 2008

J'emmerde la St Valentin.

lundi 11 février 2008

Chronique: Nada Surf, "Lucky"

Ouais, je sais, la pochette est pas tip top, ils nous avaient habitués à mieux. Mais on s'en fout, on est la pour parler musique. Alors, la question que vous vous posez tous est sûrement "bon, ils sont sympa les Nada Surf, c'est mignon ce qu'ils font, mais bon quand est-ce que ça évolue un peu leur histoire ?" La réponse est évidemment "pas maintenant, désolé", mais est-ce dommage pour autant ? Pas forcément. Nada Surf n'est pas le genre de groupe qui aime expérimenter, se mettre en danger, innover. Non, l'essence du groupe même se trouve dans la recherche d'un songwriting de plus en plus abouti, et de ce côté là, on s'y retrouve à peu près. Ceux qui n'ont pas aimé l'accalmie Let go entérinée avec The Weight Is A Gift peuvent déja aller voir ailleurs, on a affaire au même combat ici. Mais quand Let Go nous touchait droit au coeur avec des morceaux simples, une voix humble et touchante, un aspect mélancolique jusqu'alors inconnu mais tellement appréciable, Lucky, à l'image de The Weight Is A Gift, est un cran en dessous, et qui plus est sans contenir de chanson de la trempe de "Always Love". C'est un peu dommage, mais attention : cet album vaut complètement le détour, clairement. On sent que les 3 gaillards se sont trouvés un nid douillet avec Let Go, un petit univers rien qu'à eux, et qu'ils y installent des plumes pour s'y sentir de mieux en mieux. On ressent ce bien-être sur le disque, cette espèce de plénitude qui nous fait sourire en imaginant le trio prendre du plaisir à faire ce qu'ils font, un morceau comme Whose Authority (pour le coup, un morceau de la trempe de Let Go) le montre parfaitement. Mais les contrastes se font plus légers, et le sentiment de pas avoir mis assez de sirop de grenadine dans son verre avant de mettre de l'eau dedans (je suis sûr que vous avez compris) se ressent quelque peu par moments. Donc, en gros, on a affaire à un très bon album de Nada Surf (peut-il en être autrement), au songwriting impeccable, à la production propre tout en restant rock, avec des bonnes ballades, des pop songs bien classes, mais... mais. Ecoutez cet album, sans vous jeter dessus.

samedi 9 février 2008

Fuckin' bonne surprise

Sigur Ros en plus de Radiohead la 6 juillet à Arras !!! Mouahaha, c'est légèrement dément tout ça, c'est ballot pour ceux qui vont les voir à Bercy, voire à Berlin (!), moi je me lance pour les voir sur la place centrale du trou du cul du monde, et la récompense tombe, pour féliciter le courage des festivaliers pour un tel acte de bravoure. Bon, The Do et The Wombats, ça m'émoustille pas outre mesure, mais ne faisons pas les fines bouches, ça peut valoir le coup en concert, vu le buzz autour du duo franco-finlandais sur leur prestation scénique aux Trans. Donc voila, dans la même soirée je vais pouvoir entendre Untitled #1 et Idiotèque, Glsli et Karma Police, ca sent les frissons à plein nez 5 mois avant, j'imagine pas ce que ça va pouvoir donner le jour J... Et puis en 5 mois ils ont encore bien le temps de nous pondre Incubus, Chris Clark et Mogwai, histoire que ça ressemble pas à une simple fête du jambon, leur festival. Bon, gangsta tournedisque.

vendredi 8 février 2008

Rabat-joie

Demain, faut se pointer déguisé. Forcément, y'a toujours un abruti comme moi pour se la jouer blasé. Mais visiblement ca fait de moi un mec pas fun, c'est la loose. Pourquoi ? Ben c'est pas à moi de le dire, parce que moi je sais que je suis un gros vanneur, mais j'ai l'impression que diplomatiquement ca va pas le faire si je me pointe dans mes habits de tous les jours. Mais moi, me déguiser, je trouve pas ca spécialement marrant, enfin ça me fait pas pleurer non plus, mais je sais que je passerai pas une meilleure soirée déguisé, ou entouré de personnes qui le sont, cela ajouté au fait que j'ai besoin d'être bien dans mes baskets. Mais ça m'emmerde de jouer les lourds, qui jouent pas le jeu, j'ai pas envie de ça, et j'ai aussi envie de faire plaisir à deux très bonnes amies, organisatrices et ayant leurs anniversaires se baladant dans les parages, que faire donc ? Faire un effort tout en sachant que ca me fera super chier, ou bien ne pas se prendre la tête, au risque de décevoir ?

Ca sent la cuite sur le parking, cette soirée...

mardi 5 février 2008

Vegan, vous avez bien dit... ?


Végétarien, ouais, depuis hier, ça vous la coupe, hein ? Me rendant compte que, vivant avec une colocataire qui l'est déja depuis quelque temps (et étant de fait quelqu'un de soumis =)), je me suis rendu compte que les seuls bouts de viande que j'avale quotidiennement (hormis les repas consommés quand je rentre certains weekends dans ma contrée natale) sont les bouts de poulets insipides trainant dans mes sandwiches étudiants, et un steack haché de supermarché que j'ingurgite de temps en temps le midi, caché, quand ma coloc n'est pas la (soumis, je vous dis), de la même façon et avec le même plaisir coupable qu'un gosse qui boufferait un kinder bueno sans qu'on lui ait autorisé. Etant donc à 90% végétarien et les 10% restants étant assez aisément oblitérables de ma vie culinaire, soit par le peu d'intérêt gustatif offert par la prestation soit par son aspect exceptionnel, j'ai donc sauté la case qui mène à l'intégrisme alimentaire. Nan, vraiment, j'me sens mieux ! Finis les raviolis, les lasagnes, je vais pouvoir headbanguer sans scrupules, et avoir l'air cool en soirée ! Finies les côtes d'agneau, de boeuf, les chipolatas...

Putain, j'vais jamais tenir.

Nada Surf - See These Bones (Que dire sur ce trio New-Yorkais... constant, toujours cette sensiblité pop, ce son frais, innocent, limite niais, mais c'est ce qu'on recherche chez eux, non ? Par contre, oubliez vos fantasmes, Nada Surf n'évoluera plus... Dommage ? tout dépend, c'est peut être regrettable, mais le nid qu'ils se creusent leur va si bien... D'ailleurs, heureux hasard, je viens à l'instant de recevoir un coup de fil pour les interviewer le 18, si c'est pas chan-mé ça...)








dimanche 3 février 2008

Monotonie


Ouais, bon, blabla, désolé, j'ai pas eu trop le temps cette semaine. Promis, je m'y remets.

Le weekend que je viens de passer et la météo un brin moisie qui l'a accompagné a réussi l'impossible : accentuer le sentiment de monotonie déja bien présent en ce moment dans ma vie (trop emokid ce que je raconte la, je vais finir par m'acheter du mascara et des lames de rasoir), enfin voila, ca dépasse un peu le simple stade du coup de calgon de l'hiver, là. Du coup l'idée serait d'enfourcher un train Rennes-Marseille pour un bol d'air de 3 jours dans pas trop longtemps. D'ailleurs si quelqu'un veut m'acheter une gratte, qu'il me fasse signe, je vends la Yamaha qui m'a initié pour la modique somme de 120€, ça m'aiderait. Enfin bref, dites-moi pourquoi c'est aussi compliqué de vivre sa vie au lieu de la penser tout le temps ? Y'a un cadeau que j'aimerais bien avoir, avis aux amateurs, c'est un peu plus de courage et un peu mions de neurones, enfin si vous pouviez me virer celles qui ont tendance à fonctionner d'elles-mêmes sans qu'on leur demande rien, celles qu'on aimerait bien moins entendre par moments, ca serait sweet. J'ai l'impression de rêver ma vie, c'est vraiment n'importe quoi, j'ai l'impression que je vais finir aux antipodes de celui que j'ai envie d'être, z'imaginez pas comment ca me fait chier. Ah, tiens, je consulte mon compte en banque la, donc oui faut vraiment que je la vende, cette gratte. Bon, la prochaine fois j'essaierai d'arrêter de parler de moi, on est pas sur un Slyblog ici, que diable.

Apparat - Steinholz :