Bon, ouais, joyeux noël, tout ca, j'ai pas posté d'article exprès pour pas faire mon conformiste à 2 balles, mais à part ca j'aime bien noël quand même hein, je me la joue pas aigri genre noël c'est pour les beaufs consuméristes, y'a du bon et du mauvais c'est tout, s'agit de repérer les bons côtés et de les garder (putain, c'est profond ca). BREF, en parlant de bon, parlons musique, et de cette année 2007 qui aura je trouve été sacrément bonne sur ce point. Bon, la liste que je vais pondre en dessous est personnelle, et je sais que quand je l'aurai finie je me mordrai des doigts d'avoir oublié tel ou tel album qui remontra de ma mémoire juste après avoir cliqué sur le bouton "envoyer". Bon, hop, on y va. Ah oui, une chose avant, je mets pas de numéros, pas de classement quoi, je sais que j'y arriverai pas et je trouve pas ca forcément pertinent. Bon, go.

Après quelques albums encore un peu verts mais délicieusement jouissifs, barrés et torturés, le Biffy nous revient avec une galette remplie de tubes rock complètement déments et rock n'roll à souhait, un songwriting parfait, une simplicité rafraichissante, le trio de chiens fous ayant laissé (un tout petit peu) sa fougue de côté pour nous pondre un putain d'album. Bon, ok, pas de classement, mais c'est quand même mon préféré.

Retour attendu pour le groupe de mister Swinscoe, qui opère avec brio une évolution vers un son moins simplement electro-jazz, pour le teinter de soul et de pop finement ciselée, ce qui donne un album splendide dans tous ses contrastes. Leur meilleur, et bouddha seul sait si leur discographie mettait la barre haut.

Encore du rock anglais (c'est pas le dernier dans la liste). Plus pop et plus mûr, Oceansize signe ici ses chansons les plus finement composées, laissant un peu de côté la démonstrativité et ayant pris le temps de finir de digérer le son de leurs mentors. Je reviens pas dessus, vous pouvez lire ma chronique faite en novembre pour plus d'infos.

Yeah, un vrai retour en beauté de la paire chimique après un petit passage un peu moins inspiré, retour aux sources pourrait-on dire, pas si simple, le son typique des Chemical est la pour notre plus grand plaisir, mais on est loin du recrachage de vieilles recettes pour autant, ca fait du bien.

Album plus rentre-dedans pour les reines ? La encore, la forme cache un vrai travail d'orfèvre sur les compos, finement ciselées. Les puristes diront que ce n'est pas à la hauteur de "Songs...", mais cet album tient parfaitement la route au test de l'écoute à fond dans l'autoradio d'une muscle car sur une route du nevada, entre deux arrêts peyote et bar à strip-teaseuses.

Le quintet de la grande Seattle devient sérieux, dans tous les sens du terme. Toujours aussi groovy, moins simplement fun mais plus voyageur, spatial et instrospectif. Une touche de progressif, un jeu de guitare splendide, et ca vous donne une des plus grandes réussites de 2007, et leur plus grande réussite à eux.

L'artiste-bricolo du son brésilo-canadien (je sais plus trop) et ténor de chez Ninja Tune expérimente de nouvelles techniques de composition pour un résultat détonnant, toujours aussi mental et complexe, délicieusement dérangeant. Comme d'hab, une exprérience en soi.

L'album éponyme du supergroupe mené par le génie touche à tout et je-ne-tiens-pas-en-place Damon Albarn (Blur, Gorillaz) est tout simplement excellent. Du rock de bar sombre et enfumé teinté de blues, de folk et de soul pour un résultat tout en douceur et en sensualité. Jamais il se plante, ce mec, c'est dingue.

Cette troupe bigarrée danoise nous offre un album de post-rock orchestral, un peu symphonique, un peu jazzy, en un mot original, à la croisée d'un Mùm et d'un Sigur Ros, avec une petite touche d'Arcade Fire bien sentie (les livraisons 2007 de ces 3 artistes étant de fort bon aloi, Mùm est passé près du top 10). Touchant.

Mouahaha, je vous ai fait flipper à mort. Evidemment qu'il est la, ce Radiohead. Retour plus minimaliste et artisanal dans le son, une composition qui revient sur des terres plus conventionnelles mais qui plante vraiment au dessus de tout ce qui peut se faire à l'haure actuelle. On parle de digne suite au monolithe OK computer, c'est bien possible. A écouter également, le CD bonus: pour des compos écartées de la tracklist de l'album, y'a rien à jeter (aurait-il pu en être autrement avec ces mecs ?).
Bon voila, y'en a un paquet que j'aurais aimé mettre (Modselektor, Mùm, Björk, Boys Noize, Thrice) ou que je n'ai hélas pas eu le temps d'écouter (désolé Burial, je te ferai une petite chronique de ton album dans peu de temps pour me rattraper), mais bon voila quoi, c'est bon, c'est pas marqué Phillipe Manoeuvre, pas que ca à foutre de raconter des conneries.
3 commentaires:
hé mais si je connais ces gens. The Goog, the bad & the queen. Oué album honete. Mais chiant à écouter en une fois.
QOTSTA, pas écouté et pas envie. Idem pour Amon Tobin, par contre file moi The Chemical Brothers pour voir.
Le reste j'avoue, connais pas.
P.S: ça me ferait mal au cul que tu te transformes en Philipe Manoeuvre, je t'aime bien tu sais.
Pour The Good c'est pas faux, je me suis déja endormi dessus plusieurs fois ;) Mais ca reste super bien composé. QOTSA et Tobin, quel dommage, c'est des putains d'albums (pour les queens y'a quelques chansons un peu plus faibles). Les Chemical c'est vraiment excellent ce qu'ils ont fait. Je serais ravi de te le filer si je connaissais ton identité ;) (même si je m'en doute un peu)
Enregistrer un commentaire