jeudi 27 décembre 2007

2007 en 10 albums

Bon, ouais, joyeux noël, tout ca, j'ai pas posté d'article exprès pour pas faire mon conformiste à 2 balles, mais à part ca j'aime bien noël quand même hein, je me la joue pas aigri genre noël c'est pour les beaufs consuméristes, y'a du bon et du mauvais c'est tout, s'agit de repérer les bons côtés et de les garder (putain, c'est profond ca). BREF, en parlant de bon, parlons musique, et de cette année 2007 qui aura je trouve été sacrément bonne sur ce point. Bon, la liste que je vais pondre en dessous est personnelle, et je sais que quand je l'aurai finie je me mordrai des doigts d'avoir oublié tel ou tel album qui remontra de ma mémoire juste après avoir cliqué sur le bouton "envoyer". Bon, hop, on y va. Ah oui, une chose avant, je mets pas de numéros, pas de classement quoi, je sais que j'y arriverai pas et je trouve pas ca forcément pertinent. Bon, go.

Biffy Clyro - Puzzle
Après quelques albums encore un peu verts mais délicieusement jouissifs, barrés et torturés, le Biffy nous revient avec une galette remplie de tubes rock complètement déments et rock n'roll à souhait, un songwriting parfait, une simpl
icité rafraichissante, le trio de chiens fous ayant laissé (un tout petit peu) sa fougue de côté pour nous pondre un putain d'album. Bon, ok, pas de classement, mais c'est quand même mon préféré.

The Cinematic Orchestra - Ma Fleur
Retour attendu pour le groupe de mister Swinscoe, qui opère avec brio une évolution vers un son moins simplement electro-jazz, pour le teinter de soul et de pop finement ciselée, ce qui donne un album splendide dans tous ses contrastes. Leur meilleur, et bouddha seul sait si leur discographie mettait la barre haut.

Oceansize - Frames
Encore du r
ock anglais (c'est pas le dernier dans la liste). Plus pop et plus mûr, Oceansize signe ici ses chansons les plus finement composées, laissant un peu de côté la démonstrativité et ayant pris le temps de finir de digérer le son de leurs mentors. Je reviens pas dessus, vous pouvez lire ma chronique faite en novembre pour plus d'infos.

The Chemical Brothers - We Are The Night
Yeah, un vra
i retour en beauté de la paire chimique après un petit passage un peu moins inspiré, retour aux sources pourrait-on dire, pas si simple, le son typique des Chemical est la pour notre plus grand plaisir, mais on est loin du recrachage de vieilles recettes pour autant, ca fait du bien.

Queens Of The Stone Age - Era Vulgaris
Album plus rentre-dedans pour les reines ? La encore, la forme cache un vrai travail d'orfèvre sur les compos, finement ciselées. Les puristes diront que ce n'est pas à la hauteur de "Songs...", mais cet album tient parfaitement la route au test de l'écoute à fond dans l'autoradio d'une muscle car sur une route du nevada, entre deux arrêts peyote et bar à strip-teaseuses.


Minus The Bear - Planet Of Ice
Le quintet de
la grande Seattle devient sérieux, dans tous les sens du terme. Toujours aussi groovy, moins simplement fun mais plus voyageur, spatial et instrospectif. Une touche de progressif, un jeu de guitare splendide, et ca vous donne une des plus grandes réussites de 2007, et leur plus grande réussite à eux.

Amon Tobin - Foley Room
L'artiste-bricolo
du son brésilo-canadien (je sais plus trop) et ténor de chez Ninja Tune expérimente de nouvelles techniques de composition pour un résultat détonnant, toujours aussi mental et complexe, délicieusement dérangeant. Comme d'hab, une exprérience en soi.

The Good, The Bad and the Queen
L'album éponyme du supergroupe mené par le génie touche à tout et je-ne-tiens-pas-en-place Damon Albarn (Blur, Gorillaz) est tout simplement excellent. Du rock de bar sombre et enfum
é teinté de blues, de folk et de soul pour un résultat tout en douceur et en sensualité. Jamais il se plante, ce mec, c'est dingue.

Efterklang - Parades
Cette troupe bigarrée danoise nous offre un album de post-rock orchestral, un peu symphonique, un peu jazzy, en un mot original, à la croisée d'un Mùm et d'un Sigur Ros, avec une petite touche d'Arcade Fire bien sentie (les livraisons 2007 de ces 3 artistes étant de fort bon aloi, Mùm est passé près du top 10). Touchant.

Radiohead - In Rainbows
Mouahaha, je vous ai fait flipper à mort. Evidemment qu'il est la, ce Radiohead. Retour plus minimaliste et artisanal dans le son, une composition qui revient sur des terres plus conventionnelles mais qui plante vraiment au dessus de tout ce qui peut se faire à l'haure actuelle. On parle de digne suite au monolithe OK computer, c'est bien possible. A écouter également, le CD bonus: pour des compos écartées de la tracklist de l'album, y'a rien à jeter (aurait-il pu en être autrement avec ces mecs ?).

Bon voila, y'en a un paquet que j'aurais aimé mettre (Modselektor, Mùm, Björk, Boys Noize, Thrice) ou que je n'ai hélas pas eu le temps d'écouter (désolé Burial, je te ferai une petite chronique de ton album dans peu de temps pour me rattraper), mais bon voila quoi, c'est bon, c'est pas marqué Phillipe Manoeuvre, pas que ca à foutre de raconter des conneries.

samedi 22 décembre 2007

lundi 17 décembre 2007

Petite pub gratosse (eh ouais, on se gêne pas)

Hello guys, vous qui êtes si nombreux à me lire (si, je me suis inscrit à google analytics, d'ailleurs je m'attendais presque à pire... enfin bon, vivement un nombre de lecteurs à 2 chiffres >_<) ! Je me permets d'accaparer votre attention pour vous parler d'une soirée. Une putain de bonne soirée organisée par une fine équipe de gais-lurons (j'en fais partie), animateurs et autres activistes de la grande Radio Campus Rennes. ca s'apelle l'Anti Plastic, ca se passe le samedi 26 Janvier 2008 à l'Antipode à Rennes (les exams seront finis, pour ceux qui penseraient déja essayer ce prétexte bidon), et ca va transpirer à mort. Enfin si vous venez. Mais vous allez venir. Soirée Anti Plastic
Samedi 26 Janvier 2008 - L'Antipode (Rennes)
Horaires: 22H30 - 5h
Tarifs
: 10€ en location, 12€ sur place, 8€ pour adhérents Antipode.

Si vous avez besoin d'être convincus, allez jeter un oeil sur les Myspaces des groupes, je vous laisse quand à moi deux petits extraits pour vous mettre en haleine :

The Qemists - Drop Audio (feat. ID)









DRJD Low - Live Xtrakt









Venez nombreux !

mercredi 12 décembre 2007

Rock Français


Ouais, rock français, carrément. Je sais pas si tout le monde sera d'accord, mais le rock français est globalement à la ramasse. Et à mon avis, son gros problème est de se calquer sur ceux qui tiennent les rênes, ceux qui dictent les canons de beauté en la matière : Les mangeurs de cheddar d'une part, et ceux de hamburgers d'autre part. Ceci dit, la culture rock est anglo-saxonne par définition, certes, mais quand j'écoute du rock français, je vais toujours préférer celui qui chante an anglais à celui qui chante en français, pour la raison que quand c'est de l'engliche et que la musique est calquée sur de l'outre manche, voire atlantique, forcément ca sonne plus du tout français. C'est une façon de voir les choses que je ne renie pas, bien au contraire, j'en écoute quelques-uns des groupes comme ca, voire plus que des groupes chantés en français. Mais le rock chanté en français, son problème, c'est que ca reste de la chanson avec un acompagnement de rock anglo-saxon mal digéré, question de culture. Ici on aura toujours tendance à pousser les textes dans la lumière, ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi mais ce qui a tendance à se faire ressentir sur la richesse de la musique, qui se transforme en simple soutien de la voix. C'est dommage, on pourrait tellement faire mieux, en jetant un oeil à nos voisins on peut se rendre compte que l'émancipation est une chose réalisable (exemple flagrant : dEUS. Presque un mauvais exemple pour le chant en anglais mais bon exemple au niveau de la qualité de digestion d'un son particulier au service d'une musique qui a pour vocation d'être rock, et qui réussit, sans rester à l'état d'un amalgamme d'influences distinctes agglomérées). Noir Désir, que personellement je n'apprécie pas à mort mais dont je reconnais la grande qualité en tant que groupe, s'en est pas mal sorti de ce côté la Le nombre non négligeable de leurs suiveurs ne semble pas avoir compris cela, dommage. Conclusion : nous autres Froggies avons un petit chemin à parcourir pour le salut de notre rock, un rock qui n'est ni du copy-paste du rock US ou UK, ni de la chanson avec de la gratte pour faire style. Reste que je respecte la scène rock française pour essayer avec tant d'efforts de se prouver à elle-même qu'elle a une raison d'être et une place dans nos étagères de skeuds, et que même si c'est du repompage parfois, on s'en fout.

Darqwan - M/a..ximum Reespek







dimanche 9 décembre 2007

...


bon ben voila, c'est fini. 3 jours plus ou moins apocalyptiques, des fous rires et des souvenirs plein la tête, que ce soit dans cette chère rue St Mich ou au parc expo où Modselektor et surtout Boys Noize ont donné une leçon de retournage de dancefloor en règle (le plus impressionnant dans l'histoire, c'est que le hall 9 ne se soit pas effondré sur les milliers de clubbers tous plus ou moins au taquet). Merci à tous les gens avec qui j'ai pu parler, échanger, raconter des conneries, vivre.

RDV en 2008.

Boys Noize - & Down (ce mec déchire sa race) :







mardi 4 décembre 2007

Ticket to Hell


Ca y est, j'ai mon billet pour le samedi des Trans, Institution générant les trois jours les plus rock n'roll de ma ville. Je souhaite à tout le monde un moment de festoiement du meilleur aloi pour le weekend qui s'annonce délicieusement chaotique.

Modselektor (feat. Otto Von Schirach) - Hyper Hyper








lundi 3 décembre 2007

Culture du tube


Quand on utilise le mot "tube" dans une conversation à caractère musical d'un niveau décent, on a l'impression d'utiliser une sorte de formule de magie noire et qu'on va se faire bannir direct, par défense de l'intégrité de la communauté musicale alternative. C'est bien dommage. Car, si je suis amateur de choses expérimentales, peu accessibles, qui nécessitent un effort d'écoute, je suis également émerveillé devant la capacité de certains artistes de pondre des ondes sonores fédératrices. Le problème, c'est que le mot tube est socialement rattaché à une branche mainstream, pop, commerciale, "soupe au lait", et autres expressions de prime abord peu reluisantes. Ce qui n'est pas faux, mais même cette facette de la musique, dont on peut rejeter en bloc la méthodologie (une chanteuse canon avec une voix béton mais pas foutue de composer quoi que ce soit, et quelques pontes de la production qui pondent un accompagnement sonore consensuel et lisse aux manettes), peut se révéler surprenant de qualité, si on ne prend donc en compte que l'onde sonore finalisée. Mais la notion de tube est bien plus fondamentale que cela, et n'est pas contradictoire avec la notion d'alternativité, bien au contraire, pour peu que les compositeurs assument cela (ou ne s'en rendent éventuellement pas compte, je doute que feu Mr Cobain se soit dit qu'il allait faire un album de tubes en composant Nevermind). Un tube, au fond, c'est une chanson accrocheuse, de qualité, et qui fédère (peu importe le nombre de personnes), plus que juste une chanson à succès comme voudrait le faire croire la définition usuelle. Le genre de truc dont on se rapelle plus tard et dont la plupart approuvent encore la trempe (Smack My Bitch Up et Karma Police sont des exemples parmi d'autres) dans le monde alternatif comme dans le monde de la pop au sens le plus terre-à-terre du terme (je pense à Say My Name des Destiny's Child). Ecoutez Saturday Superhouse de Biffy Clyro ou Umbrella de Rihanna (enfin celle-la si vous l'avez pas déja entendu...) et vous saisirez mon propos.

Ouais, bon, allez, je vous le mets quand même ce petit Rihanna.









Build An Ark - In Her Smile (pour ceux qui peuvent vraiment pas)