mardi 25 novembre 2008

Depuis le temps

Alors, depuis le... 9 mars, date de mon dernier post avant de fermer potentiellement boutique, ma vie a vaguement ressemblé à ça :

Une fin d'année scolaire diablement peu intéressante, et une incapacité à trouver un stage intéressant. Stage que j'ai finalement effectué à Radio Campus Rennes pendant 8 semaines. Je ne regrette rien, mais ça sentait la solution de secours et ma vie s'est énormément trainée, bref, on en est plus la. Mi-mai, pendant un exam, j'apprends la fermeture définitive de ma section, ce qui signifie plus de Master 2. Le directeur de formation se barre à en R&D à France Tel Paris, son collègue à Sciences Po, carriérisme, quand tu nous tiens. Bon, je finis mon stage, j'arrive à trouver in extremis une solution de rechange, à savoir un Master "Rédacteur-concepteur de Contenu Multimédia" à Nantes (en M1 par contre), je passe la validation d'acquis. Dans l'attente de ma réponse, j'ai eu le temps d'aller voir Radiohead, de me faire arracher 6 dents, et de faire la fête. Réponse positive, mortel. Je bosse, je fais des festivals (Pont du Rock et Astropolis, qui comme chacun sait, sont excellents, très bons moments), je trouve un appart, je rebosse, je retrouve un appart (le 1er me passant sous le nez à cause d'une erreur de l'agence immobilière), etpuis c'est parti. Nouvelle ville, nouvelle vie, nouvelles rencontres, nouvelle radio...

Je dois l'avouer (je sais pas si j'ai retranscri correctement) mais ces mois de flottement ont été un peu étranges et bordéliques, et pas si inintéressants, même si sur le tas, certains moments ont été un peu complexes à encaisser. C'est peut être pour ça que je le relance, ce blog, en fait, j'suis content et j'ai juste envie de le montrer... Ca arrive pas si souvent que ça chez moi au fond :)

lundi 24 novembre 2008

Ouais, donc, bon...

Bon ben c'est reparti hein...

D'abord, recyclons. Ci-dessous une chronique sur le dernier Rise Against que j'ai pondu pour le compte de Vacarm (http://www.vacarm.net/), très bon webzine que je vous conseille de suivre.

Soyons francs : la barre était haute. Pour surpasser leur 4ème album, The Sufferer and the Witness, sorti en juillet 2006, les chicagoans de Rise Against allaient avoir du pain sur la planche. Depuis The Unravelling (2001) et surtout le brûlot punk-rock Revolutions Per Minute (2003), la bande à Tim McIlrath n'a eu cesse de forger un son accrocheur, empreint d'influences californiennes, mais aussi parfois teinté de hardcore, et de textes engagés, notamment en ce qui concerne la défense du droit des animaux (précisons que le groupe est Straight Edge et suit un mode de vie végétalien et écolo). Les deux albums suivants entameront un virage plus mainstream, qui les amènera à une reconnaissance bien plus grande, mais qui les éloignera de la base de fans qui leur était dévouée. Mauvaise chose ? Pas si sûr, Rise Against se tempère, mais écrit par la même occasion les meilleures chansons de sa carrière, (ré)écoutez « Injection » ou encore « Worth Dying For » et vous comprendrez. Bref, un nouveau Rise Against nous laisse augurer le meilleur, en admettant qu'il ne soit pas déjà derrière eux. Nouvelle galette remplie de tubes faux-punk-rock mélodique et efficace en diable ou retour aux sources pour un son plus brut ?

Le disque, nommé Appeal To Reason, hélas pas disponible en France, n'est en rien un retour en arrière, il entérine la direction prise avec les deux albums précdents, et enfonce le clou. A la première écoute, le constat est clair : mélodies catchy, hymnes « punk-rock de campus », la recette qui a fait mouche sur The Sufferer and the Witness est toujours bien présente. Le titre d'ouverture, « Collapse (Post-Amerika) », a quelque chose, dans le riff comme dans les lignes de chant, de presque « Bad Religionesque », pour notre plus grand plaisir. A noter que les légendes de Los Angeles ont écrit leurs meilleurs albums dans leur période la plus commerciale, et connaissant Rise Against et leur potentiel d'écriture, on ne peut que faire le rapprochement. La tuerie « Long Forgotten Sons » déboule, avec son refrain qui semble crier que le groupe tient ici sa meilleure compo à ce jour, très pop, sans tempo à 200 à l'heure ni grosses guitares, mais d'une efficacité indéniable. Le riff presque metal du single « Re-Education (Through Labor) » surprend, les parties de Mc Ilrath qu'on croirait presque empruntées à Metallica également. C'est pourtant du pur Rise Against qui nous est proposé ici, avec un morceau mid-tempo dans la lignée de « Ready To Fall » sur leur album précédent, le refrain est impeccable, c'est du solide, rien à dire.

Trois morceaux et on se dit que le groupe est bien parti pour avoir lâché leur meilleure production à ce jour. Mais il réside un problème dans cet album, qui se révèle au fur et à mesure de son déroulement : son inconstance. Loin de la notre idée que de penser que la majeure partie de cet album est composée de morceaux moyens, loin de la, mais cerains passages tiennent moins la route que d'autres. Si « Kotov Syndrome » dégage une puissance punk-rock jubilatoire, les morceaux qui suivent sont clairement en demi-teinte. « From Heads Unworthy » comprend des bonnes idées, la guitare et le chant du couplet tiennent la route, mais le refrain peine à convaincre. «The Dirt Whispered » ? Sympathique, mais rien de plus, on a une impression de « j'ai déjà entendu ça quelque part ». « The Strength to Go On » rattrape le coup, notamment avec un pont bien ficelé, mais ne fera pas revenir l'enthousiasme du début d'album. « Entertainment » insuffle un regain d'énergie, les riffs sont dignes, la basse, comme à son habitude, assure, les refrains aussi, rien à dire... sauf un pont en ternaire style polka, qui, à défaut de provoquer la surprise, génère chez l'auditeur une moue dubitative. Après le passage obligé de la ballade (« Hero Of War », chanson évoquant la guerre en Irak, qui convainct au début, mais dérape peut être un poil avec des paroles un peu « too much » et une fin un peu pompeuse), « Savior » sauve la mise, et de fort belle façon. Le combo de Chicago laisse de côté l'engagement politique pour une chanson plus personnelle, inspirée, et lancée comme un train à toute allure. Les gang shouts sur le refrain rappellent le meilleur de The Offspring, en mieux, c'est jouissif. Le dernier morceau, « Whereabouts Unknown », rappelle Mc Ilrath à ses cris, très peu utilisés au long du disque, pour une fin assez triste, épique et efficace, après un « Hairline Fracture » qui tombe à plat.

Bon, on se le remet, on tempère ses avis, on compare, et puis allez, comme ça, on réécoute l'album précédent. Tout ce qu'on peut de dire après ça, c'est qu'une chose est sûre : Appeal to Reason est en deçà de The Sufferer and the Witness. Malgré tout, n'enterrez pas le disque trop vite, car il en vaut la peine, vraiment. On poussera le vice jusqu'à clamer que les meilleurs chansons du groupe sont gravées sur ce dernier. Mais Brandon Barnes, Joe Principe, Zac Blair et Tim McIlrath n'ont pas la constance qu'ils ont pu avoir auparavant, et, il est vrai, il y a une bonne poignée de chansons qui, à défaut d'être mauvaises, ont l'air d'être présentes pour remplir plus que pour prouver au monde qu'ils sont les meilleurs de leur catégorie. Bonne copie donc, composée de perles du genre, et de « fillers » qui font manquer à Rise Against l'occasion de se surpasser.

Ben ouais, on revient.

Après, peut être que non hein, mais je me dis que bon, avant je me fixais des règles de post, maintenant je vais laisser venir, ça sera plus simple. Mais je vais essayer de pas trop laisser cet endroit à l'abandon, comme je viens de le faire pendant 8 mois, promis :)

Donc, (re)bienvenue.

(Et pour les anciens posts, je m'excuse pour les fichiers audio que j'ai dégagés, probème de place sur le ftp !)

dimanche 9 mars 2008

Ciao

Bon ben j'arrête, pas parce que ça me plait plus, mais surtout parce que j'ai plus d'idées. Donc le choix c'était soit raconter ma vie, soit stopper, je prends la 2ème option, ma vie étant assez peu intéressante pour être mise en proses, vous vous en êtes rendus comptes par vous-mêmes. Après si d'ici 3 semaines j'ai plein d'idées lumineuses peut être que je m'y remettrai, mais je pense pas. Et puis quelque part, c'est bien plus sain de lire un livre, aller boire une bière ou d'aller grattouiller que de tenir un blog régulièrement.

Peace

dimanche 2 mars 2008

The Pencil-case TV

Encore un groupe que je n'aurai jamais l'occasion de voir live, et c'est bien dommage, vu le symbole qu'Atari Teenage Riot a pu représenter et son influence majeure sur nombre de groupes de musique electonique des nineties. Cette vidéo représente bien l'esprit cahotique, ultra vindicatif et radical du groupe. Le "We'll never die" prononcé par Alec Empire à la fin sonne hélas bien vide aujourd'hui, son comparse Carl Crack étant décédé en 2001 d'une overdose, laissant le groupe et ses fans orphelins et mettant fin à une aventure qui, sur le plan musical comme sur le plan politique, aura été placée sous le ligne de l'intégrité et de la sincérité. R.I.P.

samedi 1 mars 2008

Implosion


"Le téléchargement ne tue pas la musique, il tue le music business. Tuons les tous.". Cette phrase de Thurston Moore de Sonic Youth trônant en titre de l'édito du dernier Punk Rawk peut sembler radicale au premier abord. Mais la vision des choses prépondérante (car c'est ce qu'on veut nous faire penser) dans ce domaine de nos jours, celle d'une communauté artistique plutôt unifiée contre les pratiques de téléchargement illégal, n'est en fait qu'une image erronée. EMI licencie un petit paquet de salariés. C'est regrettable, je ne vais pas ironiser la-dessus, mais à qui la faute ? A nous (j'entends par la la communauté elle même évidemment unifiée des pirates du web) ? Ou aux majors, qui ont confondu art et industrie pendant de trop longues années, en plaçant leurs disques (aux prix exorbitants compte tenu de leur prix de production) entre la lessive et le camembert ? La faute est-elle à chercher dans la pratique en elle-même, ou plutôt dans les années de foutage de gueule qui l'ont engendrée ? Si l'on regarde de plus près, nombreux sont les artistes qui s'accordent avec cet avis, et je dirais même qu'à part Metallica, Johnny, Linkin Park et Eddy Mitchell, la position est assez unanime. Les Uncommonmenfrommars, qui sortent leur album gratuitement sur le net, se disent excités par cette remise en question, de même que Dave Grohl des Foo Fighters. Quand on réécoute Atari Teenage Riot et qu'on entend Hanin Elias hurler "And if you steal this record, we don't care", on comprend que depuis longtemps toute une frange artistique (comprenant à mon humble avis 99% des entités musicales) ne voit pas la musique comme un métier mais comme une passion, et ceux-la se satisfont pleinement de la situation, qui, même si elle engendre des difficultés d'ordre financier, donne aux artistes un moyen de diffusion sans précédent. Les dindons de la farce, qui essaient de s'accrocher désespérément aux branches d'un arbre qu'ils ont fait pousser mais qui se casse la gueule car ils ont donné la scie aux bûcherons juste en dessous, ce sont les majors et les gros artistes, qui entrainent (et c'est regrettable) tout un pan activiste et indépendant de la musique dans leur chute. La conclusion pourrait être la suivante : Soutenir un groupe, c'est donner de soi-même pour qu'il marche, en achetant leur album, un t-shirt, en parlant de lui, ou en payant un demi au bassiste. Quand aux majors, et ben moi je vais me poser tranquillement sur une colline avec un ghetto blaster et une bonne bière, en attendant l'implosion.

Uncommonmenfrommars - Deadly Prank :








mercredi 27 février 2008

Marseille la vieille...


... est vraiment une chouette cité. La première chose qui frappe en arrivant sur les lieux, c'est le côté pas vraiment plat de l'agglomération, enclavée par plusieurs massifs de montagnes basses, je vous défie d'ailleurs de trouver une rue plate dans cette ville. Marseille est une ville bordélique, un peu sale, mais belle comme tout, que ce soit au niveau architectural (certains quartiers donnent l'impression de se balader dans une carte postale) ou au niveau de l'atmosphère qui se dégage des quartiers (Noailles, pas spécialement beau, mais à l'ambiance tellement sympathique et animée). Les marseillais n'ont évidemment pas tous l'accent qu'on attend tous quand on descend du train, mais cela fait d'autant plus plaisir quand on l'entend de la bouche d'une boulangère ou de trois petits vieux en train de jouer aux dominos en descendant un petit jaune (le cliché pétanque - pastis est véridique, je peux vous l'assurer). Le vallon des Auffes semble préservé de tout esprit urbain et est pourtant situé au coeur de la ville, les calanques offrent un véritable spectacle, ce qui est d'ailleurs un peu déconcertant quand on se dit qu'elles font partie du 9ème arrondissement de la ville. Ajoutez à cela un ciel bleu visiblement ancré dans les habitudes régionales, et vous aurez compris que ce petit weekend à Fosséa fut vraiment un petit bol d'air frais plus qu'appréciable dans cette période de l'année.

Putain, c'est moi ou il fait moche à Rennes ?