mardi 19 mai 2009

Du miel sur tes écouteurs ?


Non, on ne va surtout pas parler ici du rôle du format sonore le plus répandu au monde sur l'industrie de la musique, de par le fait de son incroyable capacité à se diffuser facilement via les nouveaux réseaux de communication. On est tous d'accord, le MP3, pour partager, diffuser sa musique, se faire connaître, éviter l'empilage de supports physiques, y'a pas, c'est le pied. Mais outre cet aspect pratique indéniable, que même les plus audiophiles d'entre nous s'accordent à approuver, faire tenir un morceau de musique de 4 minutes en quelques mégaoctets, c'est pas de la magie, c'est ce qu'on appelle de la compression. La compression, ça vous connaît, vous qui prenez le métro aux heures de pointes, et il faut l'avouer, c'est pas si agréable que ça. La musique n'apprécie guère plus, et pour cause : tailler dans les fréquences a priori inaudibles, ça marche, mais le son n'en ressort pas indemne pour autant, idem pour la perte de qualité stéréo. Mais le plus important, outre ce processus de mâchettage digital, c'est le principe de la compression dynamique. Kézaco ? En fait, il s'agit d'un processus, qu'on utilise volontiers dans les studios, consistant a réduire l'écart entre les variations d'amplitude très différente, en clair, les variations brusques de volume seront atténuées, les pics et les creux seront lissés. Quand c'est voulu, c'est pratique (pour rendre une voix plus propre, par exemple), mais ici, ca tient plus du dommage collatéral dû aux triturations sans vergogne des logiciels d'encodage.

Soit, un MP3 sera plus « lissé » qu'un morceau classique, mais au fond, ça intéresse qui ? Personne, et c'est un tort. Nos oreilles, principales concernées, sont faites pour encaisser les changements brusques de volume (n'oublions pas que l'ouïe est un sens d'alerte), mais pas à écouter du son à la même pression pendant longtemps. De plus, nous autres, jeunes sots, avons naturellement tendance, pour retrouver l'aspect dynamique perdu à cause de cette compression, à... foutre le son à blinde, encore plus qu'avant. L'oreille redouble donc de fatigue. Pour rajouter une petite couche, nos chers producteurs et ingés-son bossant sur le mixage et le mastering de nos artistes fétiches ont ces dernières années de plus en plus tendance à abuser de cette compression dynamique, ici en tant qu'effet volontaire. En gros : vaut mieux écouter un bon vieux Black Sabbath a fond sur une platine vinyle que de se mettre le dernier Carla Bruni sur votre Ipod Touch acheté avec le chèque de mémé à noël dernier. Mais ça, on s'en doute, c'était déjà pas votre cas. Bref, pas de passéisme de mauvais aloi dans cet article (on est pas là pour jouer les vieux cons), mais juste un petit lot d'infos un peu alarmantes, qui valent le coup d'être sues pour faire un peu gaffe à vos esgourdes, bande de jeunes. Le MP3, c'est super, mais ça rend sourd si on sait pas l'écouter correctement. On tient ici l'un des meilleurs formats en matière de potentiel de partage et de diffusion, mais un des pires jamais inventé au niveau de la qualité.

dimanche 17 mai 2009

Voila, ça se passe de commentaires. "Réalisé" par mon ami BoZo-, qui devait passablement s'ennyuer ! rendez-vous dans 4 secondes.